C’est dans les Echos d’aujourd’hui : le Comité exécutif du groupe EGIS qui vient d’être nommé compte dix personnes… Dix hommes EGIS se définit comme un pôle de développement et d’excellence de l’ingénierie française des infrastructures de transport, de l’eau et de l’environnement. C’est vraiment ça l’excellence ?
Lorsque le dirigeant de l'entreprise est une femme, le taux d'emploi féminin est de 53% contre 36% si c'est un homme. Mieux : 41% des cadres des entreprises qu'elles dirigent sont des femmes, contre 18% lorsque le patron est un homme. Ce qui veut dire que les patronnes accordent les postes de cadre aux hommes dans 59 % des cas tandis que ces messieurs ne réservent les postes de choix aux femmes que dans 18 % des cas. Ces constats sont issus de l'enquête annuelle de conjoncture PME-PMI publiée jeudi par BNP Paribas Lease Group qui porte sur un échantillon représentatif de 5.000 entreprises de 6 à 200.
94 % des Français approuvent l'idée qu'une femme soit élue présidente de la République française. C'est ce que révèle le sondage Ifop réalisé pour le magazine «Elle» les 12 et 13 janvier auprès de 950 majeurs et dont les résultats ont été publiés vendredi. L'idée a fait du chemin. Les Français étaient 18% à y être favorables en 1946, 52% en 1972 et 91% en 1988. Cet enthousiasme est - peut-être - en partie imputable à la candidature pressentie de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007. Si l'on tape «présidente de la république» sur un moteur de recherche comme Google, on accède à plusieurs blogs consacrés à l'ancienne ministre et actuelle présidente de la région Poitou-Charentes. 51% des personnes interrogées dans le même sondage Ifop considèrent qu'elle «amènerait un nouveau souffle dans la vie politique» et 59% se disent prêtes à voter pour elle si elle devenait la candidate du Parti socialiste (16% «certainement» et 43% «peut-être»).
Encore une femme de la fameuse promotion Voltaire (1980) de l'ENA, celle de Ségolène Royal, à l'honneur. Claire Bazy-Malaurie, 57 ans, sera installée lundi présidente de chambre à la Cour des comptes par son premier président, Philippe Séguin. Une première dans cette institution créée en 1807 par Napoléon, où, jusqu'ici, les sept chambres sont présidées par des hommes. Claire Bazy-Malaurie occupera un poste de président fraîchement créée, celui de rapporteur général, et coordonnera les travaux des chambres, qui contrôlent chacune un secteur ministériel. «Le besoin de coordination augmente, par exemple entre les chambres de la cour et les chambres régionales des comptes», explique la magistrate. Elle assure que sa nomination a été bien accueillie, même si «la création d'une fonction de président a pu susciter des commentaires...». Arrivée à la cour en 1980, elle s'était sentie observée comme une curiosité : «Il n'existe pas de misogynie particulière dans l'administration. Mais plus vous êtes proche des sphères du pouvoir, plus ça se complique...». «On vient de loin, ajoute Philippe Séguin, et j'espère que ce ne sera pas la dernière femme ainsi promue sous ma présidence