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Les femmes dirigeantes dans la fonction publique : une espèce menacée

Les femmes occupent une place importante dans la fonction publique, avec 58% des emplois, mais peinent encore à atteindre les postes à haute responsabilité, avec seulement 12% des "emplois supérieurs", selon le rapport annuel de la Fonction publique.

"Dans les emplois nommés par le gouvernement", où il serait possible de conduire une action volontariste, "on compte moins de directrices d'administration centrale en 2004 (24) qu'en 2003 (26), alors que le nombre d'emplois de directeurs a augmenté (208 contre 185)", poursuit le document. Or ce phénoméne a lieu pour la deuxième année consécutive : en 2002, elles étaient 35 sur un total de 188.
 
La proportion est doinc passée en 2004 d'un peu plus de 14% à 11.5%, soit un recul de près de 3 points en un an et, surtout, de plus de sept points en deux ans...  Ces chiffres se passent de commentaires.

L’Espagne, bientôt un modèle de parité ?

Avec ce projet "nous franchissons un pas de géant sur le chemin de l'égalité réelle entre les hommes et les femmes", a déclaré vendredi la numéro deux du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega, à l'issue du conseil des ministres au cours duquel a été adopté le projet de loi destiné à garantir l'égalité hommes / femmes. Un pas de géant en effet tant la loi approuvée par le gouvernement est ambitieuse. L’Espagne, qui compte parmi les rares gouvernements paritaires avec la Suède et le Chili, a décidé de prendre des mesures drastiques dans tous les domaines, du monde du travail à la politique et à la culture, pour éliminer les obstacles qui empêchent de garantir l'égalité entre les deux sexes. Les mécanismes de discrimination positive ont été approuvés. Les entreprises auront notamment huit ans pour que les femmes représentent 40% de leur conseil d'administration. Pour le moment, on n’en compte que 4% dans les conseils d'administration d'une centaine d'entreprises cotées à la Bourse de Madrid, selon une étude récente de la Fondation d'Etudes Financières. Pour les sociétés de plus de 250 employés, des plans de lutte contre la discrimination devront être intégrés aux conventions collectives. D'autre part, les partis politiques seront contraints de présenter à tous les scrutins des listes dans lesquelles aucun des deux sexes ne sera représenté en proportion inférieure à 40% ni supérieure à 60%. Le texte passera la semaine prochaine au Congrès des députés, où il commencera a être examiné après les vacances d'été. Selon des chiffres de l'Institut national de la statistique publiés en mars par le quotidien El Pais, les hommes gagnent en moyenne 40% de plus que les femmes. A poste égal, les femmes gagnent moins que les hommes.

docteur honoris causa. Nom Masculin.

A l’occasion du soixantième anniversaire de sa refondation, la Fondation Nationale des Sciences Politiques. organise la remise des Doctorats Honoris Causa de Sciences Six personnalités internationales du monde académique et scientifique recevrons la distinction…. Pas une femme.

Une femme à la tête de l'ONU ?

En marge de la première réunion du Conseil des droits de l'homme à Genève, une déclaration signée des seize ministres sur la participation des femmes à la politique demande aux Etats de mettre en oeuvre des mesures temporaires avec des objectifs précis pour assurer une représentation équitable des femmes en politique."Nous demandons que toutes les barrières s'opposant à la participation des femmes soient levées dans les faits", a déclaré la ministre croate des Affaires étrangères, Kolinda Grabar-Kitarovic, en présentant "Il est évident que les < femmes > sont grandement sous-représentées dans les institutions politiques et dans la vie publique en général", dénonce la déclaration. Les Mme Grabar-Kitarovic s'est déclarée à cet égard en faveur de l'élection d'une femme pour remplacer Kofi Annan, qui doit quitter ses fonctions à la fin de l'année. Tous les candidats actuellement en lice au poste de secrétaire général de l'ONU (l'Indien Shashi Tharoor, le Srilankais Jayanatha Dhanapala, le Thaïlandais Suriakiart Sathirathai et le Sud-Coréen Ban Ki-Moon) sont des hommes et les Nations unies n'ont encore jamais été dirigées par une femme. Outre la ministre croate, la déclaration est signée par les ministres du Japon, de la Barbade, du Liechstenstein, du Mozambique, du Rwanda, d'Uruguay, d'Autriche, de Hongrie, d'Israël, de Macédoine, de Pologne, d'Afrique du Sud, d'Espagne, de Suisse et de Grande-Bretagne.

Technologies innovantes : les femmes sont au rendez-vous

Les femmes parviennent à émerger parmi plus de 1.100 dossiers, présentés au prix "d'entreprises de technologies innovantes", remis par le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur. . Parmi les cinq créateurs de projets remarqués, Helena Morgadinho a reçu le prix "Jeune Diplômé" pour un projet d'entreprise d'Entreprise de Recherche et Développement en Industries de la Langue (Erdil). Mieux : cette année, le nombre de femmes porteuses de projets est en progression de 14%, souligne le ministère de la Recherche.

La commission exécutive de la CFDT se féminise

La nouvelle commission exécutive de la CFDT -- gouvernement de la confédération -- élue au 46e congrès de Grenoble et proclamée vendredi matin compte trois femmes sur neuf membres

- Annie Thomas, 54 ans, administratrice civile, secrétaire nationale, responsable de la formation professionnelle, de la politique d'insertion dans l'emploi et la lutte contre l'exclusion, de la politique juridique, suivi de l'assurance-chômage et représentation CFDT au bureau de l'Unedic.

Et deux nouvelles : - Anousheh Karvar, 45 ans, conservatrice en chef des bibliothèques, secrétaire nationale responsable de la politique internationale, des DOM TOM.

- Laurence Laigo, 40 ans, enseignante, secrétaire nationale responsable de la politique des garanties collectives, salaire, contrat de travail privé et public, de la politique en faveur des femmes , des relations extérieures

Les jeunes et les emplois déclassés



En 2001, près d'un jeune sur cinq occupait un emploi "déclassé", c'est-à-dire avec une rémunération inférieure à celle qu'il pouvait espérer au regard de son diplôme, une situation qui touche particulièrement les femmes, selon une étude (*) publiée vendredi 9 juin dans la revue Economie et Statistique de l'Insee. Les auteurs ont étudié la situation d'un échantillon de plus de 50.000 jeunes en 2001, trois ans après la fin de leur formation initiale. En fonction de la "durée de recherche d'emploi et du vécu plus ou moins difficile de cette expérience, même courte", 18% de ces jeunes ont été amenés "à abaisser leurs prétentions et à accepter des emplois faiblement qualifiés ou faiblement rémunérés au regard de leur diplôme", note l'étude.

Le déclassement est nettement plus important chez les jeunes femmes : 30% sont dans ce cas, contre 14% des hommes. Le taux de déclassement tend par ailleurs à être plus faible pour les plus diplômés, bien que les bac+3 ou +4 soient moins bien lotis que les bac+2.  Toutefois, 14% des jeunes bacheliers et diplômés du supérieur sont déclassés durablement, c'est-à-dire pendant au moins deux ans et 7% débutent immédiatement par un emploi déclassé après la fin de leurs études, avant d'accéder plus ou moins rapidement à un emploi non déclassé.

Plus de six fois sur dix, les jeunes sortent du déclassement (c'est-à-dire accèdent à un emploi dont la rémunération correspond à leur diplôme) par le biais d'un changement d'entreprise. Les autres bénéficient d'une promotion interne. L'environnement familial constitue un "atout" pour accéder à un emploi non déclassé: être un fils de cadre et avoir une mère qui travaille augmentent la probabilité de sortir rapidement du déclassement, note l'étude.

A l'inverse, 5% des bacheliers et des diplômés du supérieur - en particulier des femmes - sont déclassés en 2001 bien qu'ayant débuté, trois années auparavant, par un emploi non déclassé. A chaque changement de poste (fin d'un CDD, par exemple), la personne doit en effet mener une négociation salariale qui ne lui est pas toujours favorable. Les emplois temporaires (CDD, intérim, contrat aidé...) conduisent plus fréquemment à ce basculement que les CDI.

L'environnement professionnel est aussi important: le non-déclassement est plus durable dans le tertiaire et la construction que dans l'industrie et l'agriculture. Enfin, plus la taille de l'entreprise est importante, plus l'emploi occupé par le salarié a de chances de rester non déclassé.

(*)Télécharger le texte intégral de l'étude : 
Download Parcours_des_jeunes_a_la_sortie_du_systeme_educatif_et_declassement_salarial.pdf

 

Une loi constitutionnelle pour féminiser les conseils d'administration des entreprises !

Souvenez-vous. Le 23 février dernier, le Parlement adoptait la loi sur l'égalité salariale entre hommes et femmes. Parmi les mesures annoncées : faire en sorte que les conseils d'administration des entreprises comptent au moins 20 % de femmes dans les 5 ans à venir... Devant le danger, le Conseil constitutionnel s'était autosaisi de la question jugeant que cette disposition était contraire au principe selon lequel " les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ".  L'observatoire de la parité a décidé de ne pas en rester là ! Marie-Jo Zimmermann, Députée de la Moselle et rapporteure de l’Observatoire de la Parité vient de déposer, à l'Assemblée Nationale, une proposition de loi constitutionnelle permettant, comme dans la sphère politque, de "favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales". Que d'énergie !

Tennis : un jeu gagné mais match encore perdu

LA finaliste de Roland Garros aura pour la première fois le même gain que LE finaliste Homme soit 960.000 euros. En revanche pour les prix inférieurs la différence Homme-Femme demeure...