Lettre aux candidats
Lettre aux candidats à la présidence de la République
à propos de l'égalité des droits et de la mixité femmes-hommes
Les questions portant sur l'égalité des droits femmes-hommes et sur la mixité équilibrée dans l'ensemble de la vie économique, politique et sociale de notre pays sont absentes des débats actuels et seront pourtant déterminantes dans le vote de nombreux électeurs et électrices.
Ce qu'il reste à faire pour l'égalité
Nous appelons à un engagement concret pour que des progrès significatifs et mesurables soient réalisés dans les domaines suivants :
· Les instances de décisions
· Les rémunérations
· Le cadre législatif
· Une meilleure organisation économique et sociale
· L’éducation des jeunes
Les instances de décision :
Constat :
· La quasi-exclusion des femmes des états-majors et des conseils d’administration dans les entreprises comme dans le secteur public ; avec moins de 10% de femmes et le plus souvent avec une seule femme « alibi », la France est à la traîne de l’Europe
· La totale disponibilité à l’entreprise ou à l’administration constitue trop souvent l’unique critère d’évaluation de la performance; d’autres pays non moins performants ont compris que bien d’autres critères pouvaient être pertinents (Norvège, etc …)
Nos propositions … qui peuvent devenir vos futures actions !
· L’exemplarité de l'Etat dans toutes les instances dirigeantes du secteur public
· Un véritable contrôle des lois existantes et la publication systématique de données comparatives sur la présence respective des femmes et des hommes aux différents niveaux de décision dans le secteur privé
· Définissons des objectifs chiffrés de progression des femmes aux différents postes de responsabilité publics et privés
· Mettons en place des mesures pour les atteindre pendant le prochain quinquennat
Les rémunérations :
Constat :
· Les discriminations de salaires perdurent
· L’environnement économique, le coût du logement et les frais de garde obligent à des choix douloureux entre rémunération acceptable et équilibre dans la gestion de ses temps de vie
· De ce fait, le temps partiel qui devrait être la solution est plus souvent subi que choisi
· Les métiers prétendument féminins (les ressources humaines, le secteur social, l’éducatif…) ne sont pas reconnus à raison de leur utilité sociale (ni en terme de salaire, ni en terme de promotion, ni en terme de reconnaissance extérieure)
Notre proposition … qui peut devenir votre future action !
· Faisons appliquer la loi : "A TRAVAIL EGAL, SALAIRE EGAL" par des incitations et des contrôles appropriés
Le cadre législatif
Constat :
· La mixité n’est pas seulement affaire de justice mais de développement durable et d’équité pour tous
· Le paradoxe français cache les inégalités : les Françaises ont le taux de fécondité et le taux d'activité professionnelle parmi les plus élevés de l'Union Européenne. Cependant, d'autres pays sont nettement plus avancés que la France en matière d'égalité et de mixité avec des résultats probants : ils ont pris des mesures vigoureuses, qu’elles soient législatives ou incitatives...
Notre proposition … qui peut devenir votre future action !
· Un alignement progressif des lois les plus favorables à la mixité dans les pays membres de l'Union Européenne (meilleur bouquet législatif européen)
Une meilleure organisation économique et sociale pour favoriser la conciliation vie professionnelle/vie familiale et l’articulation des temps de vie
Constat :
La maternité est considérée comme un handicap par les employeurs qui rechignent à embaucher, promouvoir ou tout simplement accorder des augmentations de salaire aux (futures) mères et parfois même aux femmes en âge de procréer … Ceci malgré des lois qui interdisent ces pratiques et malgré des enquêtes qui prouvent que les performances des femmes ne sont pas amoindries par la maternité (cf. Grandes Ecoles au Féminin). Ce coup de frein à la carrière des femmes explique leur faible présence aux sommets des entreprises.
Passons de la maternité idéalisée à la parentalité réalisée.
Nos propositions … qui peuvent devenir vos futures actions !
· Sanctionnons les employeurs qui pratiquent ce type de discrimination
· Valorisons le congé maternité et incitons le congé paternité en attribuant/doublant les points de retraite pour neutraliser la pression sur la parentalité
· Développons les services à la personne afin de donner enfin l’accès pour tous à des modes de garde en quantité et en qualité suffisantes : services à domicile, crèches, assistantes maternelles, crèches d’entreprise etc…
L'éducation des jeunes :
Constat :
· La féminisation quasi-exclusive du personnel d’accompagnement de la petite enfance : mettons fin aux stéréotypes qui voudraient que les petits ne soient élevés que par des femmes
· Remédions au déséquilibre des sexes de l’école maternelle au lycée
· Promouvons l’implication accrue des pères dans la vie familiale et l’engagement des hommes dans les responsabilités éducatives auprès des jeunes (associations de parents d’élèves etc…)
· Accréditons l’idée que le temps et l’espace consacrés aux enfants, aux activités de soins, à l’écoute, à la discussion, au soutien sont rentables pour la société
Nos propositions … qui peuvent devenir vos futures actions !
· Renforçons la mission des conseillers d’orientation auprès des jeunes filles et développons tous les talents dont la France dispose : n’orientons plus systématiquement les filles vers les filières dites féminines et les garçons vers les filières scientifiques
· Favorisons la perméabilité et le dialogue entre le monde professionnel et le monde éducatif
Pour en savoir plus … et pour construire le changement ensemble :www.durosedanslegris.fr
Du Rose dans le Gris
Accent sur Elles
Action de Femme
Administration Moderne - Femmes Haut Fonctionnaires
Arborus
European Professional Women's Network
Club HRM Women

Bonjour ,
Enseignant, ayant suivi une formation en « psychogénèse », je peux constater chaque jour le malaise de nombreux enfants. C’est pourquoi, j’ai voulu comprendre comment la « révolution libertaire et féministe », à laquelle j’ai participé, a pu aboutir, trente ans plus tard, à une telle crise de l’autorité et de la transmission, à une telle perte de repères.
Après plusieurs années de lecture et de réflexion, j’ai écrit un essai et je fais des conférences-débats sur le thème de « La place des pères pour fixer les limites ».
Mon livre analyse l’évolution d’une pensée « féministe » (« féministe » dans la mesure où elle s’oppose au machisme de l’idéologie de la société patriarcale traditionnelle). Cette vision du monde « féministe » a permis d’accéder à une démocratie en favorisant la liberté et l’égalité en droits des hommes et des femmes. Cette démocratie n’est toujours pas parfaite et la lutte contre le sexisme est encore plus que nécessaire. En se radicalisant, une vision du monde « féministe » a cependant tendance à devenir, chez des hommes et des femmes, une idéologie qui dérive…
J’ai essayé de dévoiler ces dérives, en cherchant leurs origines et en montrant les conséquences de celles-ci dans notre vie de tous les jours et particulièrement dans l’éducation des enfants. Mon livre aborde les questions de la famille, de l’école, des cités, la crise de l’autorité et de la citoyenneté, la montée de l’intégrisme, du machisme, du populisme …
Dénoncer les dérives d’une idéologie féministe, alors que le sexisme est encore trop présent est un travail délicat, mais c’est aujourd’hui possible. Il devient même urgent d’éviter des confusions qui risquent d’alimenter, chez certaines personnes fragilisées, la tentation du retour en arrière. Enfin, serait-il inconvenant de croire qu’après la crise de société que nous traversons et que l’on peut assimiler à une crise d’adolescence, les hommes et les femmes puissent aller de l’avant et avoir le projet de cheminer ensemble vers un monde plus adulte ?
Dans les conférences-débats que je propose, j’invite toutes les personnes s’intéressant aux relations hommes-femmes, à l’éducation des enfants dans la famille et à l’école, à réfléchir sur des questions actuelles :
Comment les limites
sont-elles posées aujourd’hui ?
Pourquoi les enfants ont-ils des difficultés
à les intégrer ?
Quelle place doivent prendre
les pères et les mères
afin que les enfants
acquièrent les re-pères indispensables
pour vivre en société, pour apprendre à l’école…
pour devenir des adultes responsables ?
Merci pour votre écoute
Jean GABARD
Essai : Le féminisme et ses dérives. Du mâle dominant au père contesté.
(mai 2006, Les Editions de Paris, 54 rue des Saint-pères 75007 Paris
Anne THEISS 01 45 44 16 22)
Articles :
- "Les dérives égalitaristes concernent chaque famille", Réforme n° 3205 janvier 2007.
- "Une bien-pensance qui, pour protéger les femmes, tend à diaboliser les hommes" dans la revue L'Observatoire, n°53, juin 2007.
- "D'autres raisons à l'échec scolaire", Le Monde de l'éducation, avril 2007.
- …
Conférence : La place des pères pour fixer les limites
Site : http://www.jeangabard.com
Blog : http://blogdejeangabard.hautetfort.com/
E.mail : jean.gabard01@laposte.net
Tél : 04 74 87 34 56
Rédigé par: Jean Gabard | le 01 juillet 2007 à 22:03