Selon une étude réalisée par PricewaterhouseCoopers (PwC), rendue
publique mardi 16 octobre, sur les 5 400 entreprises qui ont été interrogées
par le cabinet dans le monde en 2007, 43 % déclarent avoir été victimes au
cours des deux dernières années de "criminalité économique",
c'est-à-dire d'un acte volontaire commis pour détourner la loi ou le règlement
interne de la société. Cette fraude est soit interne, soit externe.
Mais, fait
intéressant, selon PwC le portrait-robot du fraudeur interne est celui d'un
homme - et pas rien qu'un peu : dans 93 % des cas! - de 40 ans en moyenne, exerçant des fonctions
à haute responsabilité et adepte du détournement de fonds.
Les femmes
sont-elles pour autant plus vertueuses ? Selon une enquête menée par le CSA
pour le cabinet Ricol, Lasteyrie et Associés publiée à l'occasion du Forum
mondial des femmes pour l'économie et la société à Deauville le 11 octobre, les
Français semblent tout au moins le croire. A 73 %, ils estiment que la montée en puissance
des femmes dans les instances dirigeantes devrait réduire la corruption. Si les
hommes occupent encore une majorité écrasante des postes dans les fonctions de
haute responsabilité, où se recrutent les fraudeurs internes, l'importance du
taux de 93 % trouvé par PwC tend certes à démontrer que les femmes n'ont pas trop de mal à paraître plus intègres. NTC