Conscience paritaire à Libération.
Enfin ! « Les coulisses de Libé », un article sur le making of du journal nous apprend que « A Libération, nous avons une politique du nom de famille pour les deux sexes. » (Libération du 4 janvier 2008). http://www.liberation.fr/rebonds/making_of/301652.FR.php Contrairement à la plupart des journaux, ce quotidien a décidé de ne pas se permettre avec les femmes une familiarité qu’il ne s’autorise pas avec hommes. Bravo, le sexisme ordinaire dans les médias fait un pas en arrière. Mais la presse dans son ensemble a encore des progrès à faire. Les journaux ont du mal à féminiser les titres et les fonctions : ouvrière, chômeuse, infirmière, ça va. Mais pour « directrice générale » ou « auteure » par exemple, ça coince encore. La dernière enquête de l’Association des femmes journalistes montre que les femmes sont encore sous-représentées (17 % des personnes citées) et stéréotypées (mère, conjointe, séductrice, victime, anonyme) dans le contenu de l’information. IG

"Les journaux ont du mal à féminiser les titres et les fonctions ..." Non seulement les journaux mais aussi l'administration.(Je connais plus particulièrement la fonction publique territoriale) par exemple dans les arrêtés de nomination, dans les signatures de documents. Les freins ? 1 la « méconnaissance » des textes – l'info ne descend pas, via des notes d'information, 2 souvent les femmes elles-mêmes « le mot n'est pas « joli » », ou d'autres raisons (le pouvoir ?) par ex des femmes -préfets qui refusent « préfète » ...
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/994001174/0000.pdf
http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/cogeter/feminisation/5diversite.html#ancre1064047
Le monde l'armée !Féminisation des grades
Le Conseil d'État estime qu’« il n'est pas contraire aux textes statutaires régissant le corps des contrôleurs des armées d'utiliser le cas échéant des termes féminisés pour désigner les membres de ce corps ; qu'une telle utilisation de termes féminisés est sans incidence sur la légalité de l'arrêté dont la modification est demandée, dès lors qu'elle n'emporte aucune ambiguïté quant au grade de la requérante ; que la féminisation des termes désignant le grade ou l'emploi occupé par une femme ne saurait être regardée comme une méconnaissance du principe constitutionnel d'égalité » (arrêt du 28 novembre 2003, Elisabeth X, N° 224820).
Intéressant, non ?
Petit historique petit début en 1986 ! mars ! (journée des femmes !)
1 mars 1986 : Circulaire du Premier ministre relative à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre
6 mars 1998 : Circulaire du Premier ministre relative à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre
Octobre 1998 : Rapport de la commission générale de terminologie et de néologie sur la féminisation des noms de métier,fonction, grade ou titre
2ème trimestre 1999 : Guide d'aide à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre de l'institut national de la langue française, préfacé par Lionel JOSPIN
6 mars 2000 : Note du ministère de l'éducation nationale relative à la féminisation des noms de métier, fonction, grade ou titre (B.O.E.N. du 9 mars 2000)
Billet très (trop) long mais le sujet m'intéresse. Ellise
Rédigé par: Ellise | le 07 janvier 2008 à 10:48