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"Top Women", l’obligation qui mise sur la rentabilité supérieure des dirigeantes.

Cela se passe en Finlande. Aalandsbanken et Tapiola Bank viennent de lancer conjointement "Top Women" une obligation bancaire investie dans des entreprises "sélectionnées pour leur forte rentabilité et la proportion de femmes y occupant des postes à responsabilité. » L’obligation est constituée par un panier d'actions de 15 multinationales parmi lesquelles figurent les américaines 3M (adhésifs, Scotch et Post-it) et Kellog's (alimentaire), la britannique Centrica (énergie), les banques suédoises SEB et Swedbank, ou encore l'opérateur de télécommunications norvégien Telenor. Les banques se sont inspirées de plusieurs études prouvant que les entreprises dirigées par des femmes sont plus rentables que les autres. L'étude "Women Matter" de McKinsey montre par exemple que les entreprises s'approchant de la parité aux postes de direction enregistrent une rentabilité supérieure de 10% à la moyenne de leur secteur d'activité. IG

Bonne année les garçons !

En cliquant sur ce lien vous recevrez les voeux d'un staff qui ignore que le monde est composé d'hommes et de femmes. Un staff parmi beaucoup trop d'autres !Téléchargement argos_soditic.bmp .

Conscience paritaire à Libération.

Enfin ! « Les coulisses de Libé », un article sur le making of du journal nous apprend que « A Libération, nous avons une politique du nom de famille pour les deux sexes. » (Libération du 4 janvier 2008). http://www.liberation.fr/rebonds/making_of/301652.FR.php Contrairement à la plupart des journaux, ce quotidien a décidé de ne pas se permettre avec les femmes une familiarité qu’il ne s’autorise pas avec hommes. Bravo, le sexisme ordinaire dans les médias fait un pas en arrière. Mais la presse dans son ensemble a encore des progrès à faire. Les journaux ont du mal à féminiser les titres et les fonctions : ouvrière, chômeuse, infirmière, ça va. Mais pour « directrice générale » ou « auteure » par exemple, ça coince encore. La dernière enquête de l’Association des femmes journalistes montre que les femmes sont encore sous-représentées (17 % des personnes citées) et stéréotypées (mère, conjointe, séductrice, victime, anonyme) dans le contenu de l’information. IG

Pas de parité, pas de légion d’honneur !

Ce 1er janvier 2008 une ère nouvelle vient de s’ouvrir. La traditionnelle liste de promotion  de la légion d’honneur n’était pas parue au JO. Raison invoquée : sur décision du Président de la République la promotion du 11 novembre dans l'ordre du Mérite n'est pas sortie parce que la parité n'y était pas assurée. Et ce blocage a entraîné la non-parution d'aujourd'hui. L'une ne peut être publiée sans que la précédente le soit  également. Certes la légion d’honneur n’est qu’un symbole de reconnaissance, pas un marchepied vers un pouvoir paritaire. Mais le fait qu’une décision soit bloquée pour absence de parité est un symbole fort. Un exemple à suivre. Si demain la constitution des conseils d’administration et Comex des entreprises pouvait être invalidée pour non parité…. IG