Les lettres pour les filles, les sciences pour les garçons.
Entreprise privée de soutien scolaire, Acadomia se soucie comme d’une guigne d’accompagner l’évolution des mentalités. Sur ses récentes affiches publicitaires, on apprend d’une jeune fille en minijupe brandissant un drapeau tricolore qu’ "Elle a pris le pouvoir sur le français". Tandis que sur une autre affiche, un garçon, lui, « n’a plus peur de la biologie. » La pub cible les angoisses parentales en réactivant un fond de sexisme. Si vous venez chez nous, non seulement vos enfants réussiront mieux, mais, en plus, ils seront dans la norme, suggère-t-elle. Toutes les études montrent que le principal frein à l’orientation des filles vers les carrières scientifiques est de l’ordre de l’imaginaire : j’imagine que je ne suis pas une vraie fille si j’embrasse une carrière d’homme. Ces publicités activent cette peur inhibante.

Bien vu !
Rédigé par: F.Quaire | le 04 février 2008 à 18:28
Bien vu !
Rédigé par: F.Quaire | le 04 février 2008 à 18:29
j'ai une autre interprétation, souflée par une amie: ils se sont laissé debordés par l'analyse de leur clientele: NOUS n'avons pas de pb en maths, en bio et en gestion....alors forcément...;=)
En tous cas, bravo l'épinglage !
Rédigé par: Gaelle Muller | le 26 février 2008 à 12:54
Les clichés ont la vie dur et il s'agit effectivement d'un cliché !
Vous avez raison d'écrire que le principal frein à l'orientation des filles dans les sciences est l'imaginaire et cela concerne surtout celui des parents.
Ce sont eux qui conditionnent les enfants, qui les éduquent, qui leur communiquent leurs valeurs.
Lorsqu'il y a de "l'ouverture" à la maison, les filles peuvent s'orienter vers des filières sans à priori et faire sans problème leur bonhomme de chemin.
J'ai suivi une filière scientifique jusqu'au bout (bac +8) et n'ai jamais ressenti de ségrégation.
Mes parents étaient pourtant issus de milieux humbles, mais ils avaient l'ouverture d'esprit ou l'absence d'à priori indispensable ce type d'orientation.
Rédigé par: Jacrot | le 06 mars 2008 à 11:04