L'Insee, elle sait
Les titres et intertitres de l'étude parité de l’Insee, parue récemment, résument de façon frappante la situation des femmes actives en France. A défaut de changer, la situation est maintenant bien documentée…
Moins de retard scolaire pour les filles : bon, jusqu'ici, tout va bien. Des choix de filières différenciées : ah, elles ne font pas nécessairement les choix les plus judicieux. Majoritaires dans les universités, les femmes restent minoritaires dans les écoles d’ingénieurs : cela se confirme ! Une activité des femmes qui se développe, contrairement aux hommes : ou des conséquences du développement du tertiaire. On ne va pas s'en plaindre, certes, mais... 30% des femmes salariées travaillent à temps partiel : mais seulement 6% des hommes. Flexibilité, quand tu ne dis pas ton nom… Des secteurs d’emplois très sexués : une véritable ségrégation des femmes dans les emplois de services mal rémunérés. Dans la fonction publique, les femmes sont encore sous-représentées au niveau des postes d’encadrement : l’Etat n’est toujours pas en mesure de donner l’exemple et d'appliquer à lui-même ce qu’il prône pour les entreprises. Dans l’entreprise également : peu de place aux postes d’encadrement et de direction : rien de nouveau sous le soleil. Moins d’un tiers des non-salariés sont des femmes : et en particulier parmi les créateurs d’entreprises. Les femmes sont plus touchées par le chômage que les hommes : oh, surprise ! Le revenu salarial moyen des femmes est inférieur de 26% à celui des hommes : sans commentaire. Dans le privé, comme dans le public, les salaires des hommes sont supérieurs à ceux des femmes : l’Etat n’est donc pas fichu de faire respecter les règles qu’il édicte, et même pas de les respecter lui-même.
Fort gentiment, l'Insee nous a gardé le meilleur pour la fin. Et après leur vie professionnelle, les femmes bénéficient plus longtemps de retraites plus faibles que les hommes : l'aboutissement logique d’un long parcours marqué par l’inégalité. NTC

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