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Alexandre Jardin sublime les femmes qui osent.

Jardin Inhabituel, dans « du rose dans le gris » d’évoquer un roman ! Et pourtant, nous le ferons. Parce que ce dernier épisode de la « trilogie autobiographique » d’Alexandre Jardin rend hommage aux femmes qui osent inventer une nouvelle vie, sortir des frontières qui leur étaient tracées. Ces femmes truculentes sont autant de « tremplins vers le fabuleux ». Pourtant, a priori, le titre pouvait faire peur : encore un romancier qui allait sublimer les femmes pour mieux les enfermer dans un rôle de plante verte. C’est exactement le contraire ! Chaque personnage donne envie de changer le monde. Un roman à savourer et à garder près de soi en cas de coup de cafard lorsqu’on cherche à infuser plus de rose dans le gris. IG

« Chaque femme est un roman » Alexandre Jardin, Grasset 324 pages 19,80 euros.

Le « label égalité » encourage les démarches volontaristes.

Dans les entreprises adhérentes au « club égalité », toutes titulaires du label égalité, la part des femmes cadres promues a augmenté de deux points entre 2003 et 2006, la part des femmes dans les instances dirigeantes a augmenté de six points et la proportion d’employés femmes ayant accès à la formation a augmenté de neuf points.  La méthode ? L’application rigoureuse de bonnes pratiques élaborées par les entreprises adhérentes. Pour en témoigner et susciter d’autres vocations, le club vient de réaliser un film de 16 minutes montrant que la parité dans l’entreprise est à portée de main… A condition que les directions des sociétés veuillent bien impulser quelques changements. Ce travail a été réalisé grâce à Arborus, l’Association nationale des DRH, l’Afnor, le Secrétariat d’Etat à la solidarité et les entreprises membres du club parmi lesquelles : PSA Peugeot Citroen, Dexia Sofaxix, Axa, services funéraires, Betc Euro Rscg, Cetelem, Deloitte.
En savoir plus : www.arborus.org

Les Echos publient le plaidoyer de "Du rose dans le gris"

A lire ici

Téléchargement lesechos_8mars08.pdf

Du rose dans le bicorne

Bicorne_2 Marion Guillou (X73) vient d'être nommée à la tête de l'Ecole Polytechnique. Après l'admission des femmes en 1972, il s'agit d'une autre étape importante pour cet établissement, où comme dans toutes les grandes écoles scientifiques, les jeunes fille sont très largement minoritaires (cf notamment nos précédents posts). Personnalité bien connue du monde agricole, elle a été Directrice générale de l'alimentation puis Directrice générale de l'INRA. Nul doute qu'elle ne soit un "role-model" utile pour les lycéennes et étudiantes d'aujourd'hui. NTC

Le 8 Mars, ou le bonheur des statisticiens

Le 8 mars a au moins une vertu, celle de documenter la cause des femmes, chacun y allant de son étude, souvent fort intéressante. On peut ainsi citer celle du Centre d'analyse stratégique (l'ex-Commissariat au Plan), Réduire la segmentation hommes/femmes du marché du travail en Europe : quels leviers d'action? ou encore le rapport de la Commission européenne Où en est l'égalité professionnelle hommes-femmes dans l'Union européenne aujourd'hui?. Le Conseil Economique et social a choisi  pour sa part de se pencher sur la question des femmes face au travail à temps partiel. Et nous pourrions citer bien d'autres études, sorties ou à sortir cette semaine, qui montrent avec une touchante unanimité  que les femmes sont moins payées, même à fonction égale, et  qu'elles sont encore loin, mais alors très loin, de s'être emparées des lieux de pouvoir. Tout cela est bel et bon, mais fait-ce avancer la cause des femmes? N'est-ce pas plutôt pour certains acteurs acheter la paix sociale et sociétale à bon compte que de financer études et rapports? Ne vaudrait-il pas mieux que le sujet soit présent toute l'année, et non pas seulement le 8 mars? Voilà un beau thème à méditer pendant les 52 semaines qui nous séparent du prochain déferlement de rapports et d'études chiffrées, en se rappelant l'adage anglais "There are lies, damned lies and statistics". Allez, à l'année prochaine, et bien le bonjour chez vous. NTC

Changer l’image des femmes

« Mais qu’est qu’on a mis dans la tête des filles pour qu’elles s’interdisent d’aller vers certains métiers ? » C’est à cette question posée par Mercedes Erra la présidente de la première agence de publicité française, et bien d’autres que devra répondre la nouvelle "commission de réflexion sur l'image des femmes dans les médias" installée par Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la solidarité.

 Présidée par la réalisatrice Michèle Reiser

membre du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), cette commission compte des personnalités aussi diverses que Brigitte Gresy, inspectrice générale des affaires sociales, Malek Boutih, secrétaire national du PS et ancien président de SOS-Racisme, l'ancien mannequin Inès de la Fressange ou la comédienne Elsa Zylberstein, le psychiatre Marcel Rufo ou Mercedes Erra. Pour l’instant, les médias, dirigés et « pensés » par des hommes de pouvoir renvoient aux femmes l’image qui convient à ces hommes. IG