Le 8 Mars, ou le bonheur des statisticiens
Le 8
mars a au moins une vertu, celle de documenter la cause des femmes,
chacun y allant de son étude, souvent fort intéressante. On peut ainsi
citer celle du Centre d'analyse stratégique (l'ex-Commissariat au Plan), Réduire la segmentation
hommes/femmes du marché du travail en Europe : quels leviers d'action?
ou encore le rapport de la Commission européenne Où en est l'égalité professionnelle hommes-femmes dans
l'Union européenne aujourd'hui?. Le Conseil Economique et social a choisi pour sa part de se pencher sur la question des femmes face au travail à temps partiel. Et
nous pourrions citer bien d'autres études, sorties ou à sortir cette semaine, qui montrent avec une
touchante unanimité que les femmes sont moins payées, même à
fonction égale, et qu'elles sont encore loin, mais alors très loin, de s'être emparées des lieux de
pouvoir. Tout
cela est bel et bon, mais fait-ce avancer la cause des femmes?
N'est-ce pas plutôt pour certains acteurs acheter la paix sociale et sociétale
à bon compte que de financer études et rapports? Ne vaudrait-il pas
mieux que le sujet soit présent toute l'année, et non pas seulement le
8 mars? Voilà un beau thème à méditer pendant les 52 semaines qui nous séparent du prochain déferlement de rapports et d'études chiffrées, en se rappelant l'adage
anglais "There are lies, damned lies and statistics". Allez, à l'année prochaine, et bien le bonjour chez vous. NTC

Nous aussi nous allons mettre notre petite pierre à l'édifice!
Rédigé par: HELENE | le 06 mars 2008 à 21:29