"Womenomics. La croissance dépend aussi des femmes..." Avivah Wittenberg-Cox et Alison Maitland. Eyrolles.
Ce n’est pas la méthode Coué, c’est une réalité : les femmes assurent et assureront une bonne part de la croissance économique. Parce qu’elles décident de la plupart des achats des ménages. Et parce que, réussissant mieux que les hommes dans les études, elles devraient mieux réussir à développer les entreprises. Oui mais… L’entreprise est habitée par une forte culture masculine. Le marketing obéit à l’idée que les dirigeants se font des femmes, les leurs, en général sans emploi et entièrement dévouées à leur foyer. Le management obéit à des valeurs viriles de combat de places, d’agressivité, de dévouement total. Les femmes ne sont toujours pas bienvenues dans cet univers, sauf à se comporter comme des mâles. Et si elles le font, elles sont marginalisées car en perte de féminité. Pile, je perds, face je ne gagne pas. Mais l’entreprise ne gagne pas non plus. Elle se prive d’importants gisements de business en oubliant que les femmes ne peuvent pas se conformer aux règles masculines. Comment par exemple faire partie des viviers de hauts potentiels si ces viviers limitent leurs recrues aux 30 / 35 ans, âge auquel les femmes font des enfants. Il est temps que l’entreprise développe une double culture masculine et féminine, un bilinguisme très bien expliqué dans cet ouvrage.
IG .
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