Elles ne sont pas nombreuses
à le dénoncer. Jane Campion, l'une des trois réalisatrices en
compétition pour la Palme d'or au Festival de Cannes, et seule femme à avoir remporté la palme dor à ce jour, l’a fait avec beaucoup d’intelligence
d’humour et de détermination lors d'une conférence de presse au Festival (voir ici) . Elle évoque le « plafond de verre »
qui empêche les femmes d’accéder aux financements et par conséquent bâillonne
la parole féminine. Résultat : Sur les 20 films en compétition, seulement trois sont
signés par des femmes. La dépêche AFP reprend de jolis propos : "J'aimerais
voir davantage de femmes cinéastes, parce qu'elles ont donné naissance à la
terre entière", a-t-elle lancé lors d'une conférence de presse. "Ce
qui intéresse les femmes m'intéresse beaucoup. Tant que les films ne seront pas
écrits et tournés par elles, nous n'aurons jamais une vision complète des
choses", a-t-elle poursuivi. "Presque tout ce que nous recevons tout
au long de la vie est pensé majoritairement par des hommes. Les femmes ont beau
représenter la moitié de l'humanité, leur voix n'est pas entendue", a
estimé Andrea Arnold. "Mais je ne veux pas faire partie d'un club ou
réclamer de quelconques faveurs, je veux simplement travailler, faire des
films", a-t-elle dit. Démocraties incomplètes, imaginaire tronqué. IG
Oui, mais sur 9 jurés, 5 femmes et c'est la première fois !
Rédigé par: nat | 17 mai 2009 à 09:58
A l'attention d'Isabelle Germain,
Madame,
Nous sommes actuellement stagiaires de secrétariat de rédaction bimédia à L'Ecole Multimédia, où nous réalisons une petite enquête sur la « féminisation » du métier de SR. Enquête agrémentée d'entretiens avec des professionnelles et de rappels historiques sur ce « phénomène ».
Le rapport sénatorial de 2007 sur la place des femmes dans les médias, auquel vous aviez collaboré, évoquait « un plafond de verre » dans l'ensemble de la profession de journ aliste. Les données ne manquent pas, en effet, à ce sujet. Elles sont plus rares concernant le métier spécifique de SR. Votre impression est-elle la même dans ce cas ? Si oui, quelles pourraient en être les raisons ? Cette féminisation s'accompagne-t-elle, là comme hélas ailleurs, d'une certaine dépréciation du métier ? Autant de questions sur lesquelles nous aimerions avoir votre avis, sous la forme qui vous conviendra (entretien, questions par courriel...).
Dans l'attente d'une réponse, nous vous prions de recevoir l'expression de notre meilleure considération.
Emmanuelle Bajac
Laurent Soucaille
emmabajac@hotmail.com
soucaillel@aol.com
PS : avec nos excuses de vous avoir contacté via les "commentaires", mais l'adresse mail du blog renvoit un message d'erreurs.
Rédigé par: Laurent | 18 mai 2009 à 12:05
Merci pour cette info riche et même indispensable : ça fait du bien d'entendre ça dans les médias, de se dire que les femmes réfléchissent activement à leur statut et veulent le dénoncer.
Rédigé par: Stedransky | 01 juin 2009 à 20:27