La jeune et jolie journaliste au bras de l'homme politique ? C'est un des lieux communs de la vie politique française. Mais quid du contraire ? A priori, cela n'existe pas. Pourquoi ?
Le site d'actualités Slate.fr tente de répondre à cette question dans un billet très intéressant, où l'on voit que sexisme et vie politique continuent pour leur part de faire lit commun. Quelques extraits pour vous donner envie de le lire :
«Pour un homme politique, une maîtresse journaliste est une sorte de super collaboratrice, qui comprend les codes du monde politique, et ceux des médias. Les deux pôles essentiels à sa carrière, c'est de l'utile, de l'agréable, un formidable moteur» explique un journaliste.
En revanche, La femme politique n'a rien à gagner : «Un homme (politique) qui multiplie les conquêtes est toujours perçu comme un homme "sympathique", bon vivant, alors qu'une femme politique qui croquerait un petit journaliste pour son 4 heures serait vite étiquetée comme une Messaline infréquentable», poursuit la ministre (Roselyne Bachelot).
Mariette Sineau, chercheuse au Cevipof, confirme : «Nous sommes toujours dans l'ancien régime. Il est encore bien vu qu'un homme politique ait de nombreuses maîtresses. C'est le genre de relations qui renvoie au pouvoir royal dans ce qu'il a de sacré. Les femmes sont pour lui autant d'attributs de sa puissance divine et sexuelle alors que pour une femme politique, avoir une aventure correspond à une toute autre représentation».Et l'auteur du billet de conclure : "Celle de la promotion canapé. De la prostituée. Celle qui vendra la patrie sur l'oreiller".
En 2009, les femmes et l'exercice du pouvoir continuent à être antinomiques : la représentation qui en est donnée par la presse et les fantasmes ainsi véhiculés le prouvent assurément.
NTC
Effectivement. Et il n'y a qu'à voir les envolées des journalistes sur la beauté de "la femme du" président français en robe de velours et "la femme du" prince d'Asturie (journaliste!!) avec son diadème..Un peu de délicatesse n'est ce pas dans un monde de brute. Mama mia, quel boulot!
Rédigé par : Annie | 03 mai 2009 à 12:38
La question est surtout de comprendre une fois pour toute ce qui pousse un homme à vouloir le pouvoir car, on le sait, il faut aimer nager en eaux troubles, jouer des coudes et des réseaux en permanence et mouiller sa chemise très souvent. Quel taf horrible ! Je souhaite ce cauchemar à personne.
Je me souviens d'un Sarko avait l'air méga-épuisé à la fin de sa candidature par ex.
Il faut aussi beaucoup de tenacité car un revers arrive très vite (Sarko et sa traversée du désert après Balladur).
La réponse à cette question est simple même si elle n'est pas facilement avouable (même par soi-même) : le sexe.
Cela a l'air réducteur mais réfléchissez !
A quoi bon chercher à grimper puis "briller" au plus haut de la hiérarchie sociale si ce n'est pour impressionner avant tout le sexe opposé (ou alors peut-être, on a un compte à rendre avec une enfance humiliante ou alors aussi on souffre d'une pathologie type narcissisme exacerbé).
Bref, je ne me suis pas étonné qu'un Sarko ait "piqué" la belle de Martin puis ai récupéré une chanteuse top modèle. C'était l'objectif réel de l'ambition politique.
Même topo pour l'affaire Strauss Kahn (ou Clinton) !
Voyons !
Un mec "bien dans sa tête" et sûr de lui et satisfait et rassuré dans sa sexualité ne cherchera jamais à s'enfoncer dans la politique de haut vol (de type classique : je ne parle pas de ceux qui sont très très engagés dans une cause ... et encore, faut voir).
Cet homme "normal", même intelligent et avec des convictions, trouvera un job qui paie correctement et assurera l'avenir de sa famille sans prise de tête épuisante pour lui et ses proches.
Dans le cas des journalistes, cela montre entièrement cette démarche : l'homme politique arrive sur un piedestal pour se faire remarquer des filles (même s'il est en couple ; c'est assez inconscient chez lui) et il se trouve que celles les plus proches sont forcément les journalistes (ou stagiaires) : emballé c'est pesé !
Pour les femmes qui vont en politique, la démarche initiale n'est pas du tout liée à la sexualité mais probablement davantage motivé par un réel engagement, une ambition (Dati), une histoire de famille (Bachelot ou Maryne) ou qui finit par monter les marches pour une certaine réalisation de soi à la rigueur.
Quoi qu'il en soit, elles sont donc forcément minoritaires à la base dans cette activité bien trop prenante : http://www.aufeminin.com/mag/societe/d3252/x18849.html
C'est pour cela que les femmes seront toujours minoritaires en politique car le sexe est un moteur plus puissant que tout le reste et, dans ce domaine, il y a peu d'élus, c'est le cas de le dire ! On peut chercher la parité pendant longtemps !
Il n'y a donc pas à s'étonner qu'il n'y ait aucune affaire croustillante de femmes politiques avec des journalistes.
Comme il est dit justement par un journaliste dans l'article de Slate, une femme de pouvoir n'est pas vraiment excitante. Je rajouterais que c'est même plutôt le contraire : elle serait même plutôt une icone castratrice par nature, comme l'est toute femme qui a beaucoup d'argent ou ne serait-ce que beaucoup d'humour...
La question résiduelle est : pourquoi une femme est séduite par un homme de pouvoir ?
Certes, pour en arriver là, cet homme a forcément une personnalité hors du commun mais ce n'est pas la véritable raison.
Dois-je le dire : de tout temps, les femmes ont préféré les "chefs" car, inconsciemment là aussi, cela les rassure pour l'avenir : un "chef" aura plus facilement les ressources pour l'accompagner elle et ses futurs rejetons, même en cas de coup dur.
Ca a l'air idiot dans notre ère moderne mais nous avons encore ces vieux réflexes de chasseurs-cueilleurs : les hommes cherchent si possible à multiplier les conquêtes et les femmes sont attirés par ceux qui se hissent "au top".
Voici donc la réponse simple et directe à la question posée par l'article.
Rédigé par : Newtoon | 04 mai 2009 à 23:51
Cher Newton,
le constat est navrant mais j'ose espérer qu'il n'est pas définitif. L'humanité et les relations hommes et femmes ont bien évolué depuis le temps des chasseurs de mammouth. Il en reste encore des traces dans la relation au pouvoir mais il faut tout faire pour que ce dernier bastion de résistance cède devant le progrès que représente l'égalité entre hommes et femmes. Nous y travaillons à du rose dans le gris.
Rédigé par : isabelle Germain | 06 mai 2009 à 19:01
Bonsoir,
Si je puis me permettre, je suis tout à fait d accord avec Newton. Je souhaiterais également ajouter que, peut-être, l une des motivations pour une femme d avoir du pouvoir, serait, justement, de se liberer de la " main mise " des hommes à pouvoir sur elle, la recherche de la liberté en somme.
Meilleures salutations
Rédigé par : Carine | 18 novembre 2009 à 01:03