La revue "Acteurs publics" identifie les 10 hauts fonctionnaires "en première ligne" qui "participent aux restructurations les plus importantes de l'administration française" : 10 hommes, le plus jeune a 47 ans le plus agé 59. Aucun à l'évidence n'est issu des minorités visibles. Deux pages plus loin, un miracle se produit : "parmi les réformateurs hors les murs" , deux femmes sur 10 : Catherine Brechignac, présidente du CNRS et Claudie Haigneré, l'ancienne spationnaute, qui a pour mission de fusionner la Cité des sciences et le Palais de la découverte. Faut-il être bac + 17 pour être une femme et réformer l'Etat ?
Quant aux leaders des organisations syndicales, disons que les résultats sont "encourageants" : trois femmes sur 8 secrétaires généraux. Il s'agit de Brigitte Jumel à la CFDT, Anne Balthasar à la CGT-FO, et d' Elisabeth David à l'UNSA. Si l'on veut se consoler, on peut considérer qu'à elles trois, elles représentent 47,2% des agents syndiqués, toutes fonction publique confondues.
Rappelons que d'après les données de la Direction générale de l'Administration et de la Fonction publique près de 62% des fonctionnaires sont des femmes, dans la fonction publique de l'Etat, elles sont majoritaires dans l'encadrement (57,6%).
Alors la Fonction publique : plafond de verre ou plancher collant ? NTC
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