Aujourd’hui, le Graal, c’est le Produit intérieur brut (PIB) . Or le PIB ne compte qu’une partie de l’activité humaine autrefois dévolue entièrement aux hommes : la création de biens et services marchands. L’activité humaine indispensable qui consiste à s’occuper du bien-être des populations n’entre pas dans le calcul de la richesse : nourrir, soigner, éduquer, préserver un environnement propre, organiser les loisirs… Bref ce qu’on appelle le travail domestique et familial tombe dans les oubliettes de l’économie. Or, aujourd’hui encore, les femmes en sont les dépositaires et il a été calculé que ces activités représentent près de 50 % du PIB.
Aujourd'hui, tout ce qui est fait -traditionnellement- par l'homme a de la valeur et ce qui est fait -traditionnellement- par la femme n'en a pas. Exemple l'alimentaire. On rémunère le travailleur qui cultive la matière première, celui qui l'achète à l'agriculteur, celui qui achemine les biens vers le point de vente, celui qui gère les stocks, celui qui vend... Et puis tout d'un coup un travail comparable devient gratuit : la ménagère qui achète, transporte jusqu'au domicile, gère ses stocks, cuisine, conserve, prépare la table, la débarrasse, veille à l'équilibre du menu... est invisible dans l'économie. Son travail n'a aucune valeur avec nos indicateurs de richesse actuels. Si de nouveaux indicateurs permettent de valoriser ce travail au même titre que le travail de la première étape... Et pas seulement de façon monétaire, on a des chances de devenir plus égaux
Si ce travail familial et domestique entrait dans la mesure de la richesse au même titre que les activités créatrices de PIB, nos sociétés trouveraient un nouvel équilibre. Mais ce n’est pas simple à mettre en œuvre. Compter ces activités en valeur monétaire pourrait conduire au salaire maternel… Ce qui va à l’encontre de l’égalité entre hommes et femmes. Il faut s’appuyer sur des enquêtes budget-temps, mais pas seulement. Bref c’est complexe mais pas impossible.
Pour éviter que cette question ne soit torpillée, je vous invite à en débattre sur le nouveau site d’information LESNOUVELLESnews.fr, ici ou ici . Isabelle Germain
résumé intéressant (quoiqu'un peu simpliste) mais dans quelle mesure (outre l'évaluation de la performance extra-financière des entreprises) cela permettra-t-il de favoriser l'égalité hommes-femmes?
(impossible de poster ce commentaire sur lesnouvellesnews)
Rédigé par : Nouch | 18 novembre 2009 à 14:26
Simpliste oui pour faire court. Pour répondre à votre question en restant simpliste : aujourd'hui, tout ce qui est fait -traditionnellement- par l'homme a de la valeur et ce qui est fait -traditionnellement- par la femme n'en a pas. Exemple l'alimentaire. On rémunère le travailleur qui cultive la matière première, celui qui l'achète à l'agriculteur, celui qui achemine les biens vers le point de vente, celui qui gère les stocks, celui qui vend... Et puis tout d'un coup on tombe dans le travail gratuit : la ménagère qui achète, transporte jusqu'au domicile, gère ses stocks, cuisine, conserve, prépare la table, la débarrasse, veille à l'équilibre du menu est invisible dans l'économie. Son travail n'a aucune valeur avec nos indicateurs de richesse actuels.SI on invente des indicateurs qui permettent de valoriser ce travail au même titre que le travail de la première étape... Et pas seulement de façon monétaire, on a des chances de devenir plus égaux.
Rédigé par : isabelle Germain | 18 novembre 2009 à 15:18
merci de cette réponse.
il me semble qu'il faudrait le mettre plus en lumière dans votre article.
et il ne faut pas se vexer à cause du mot "simpliste", il n'était pas employé pour dénigrer votre écrit.
Rédigé par : Nouch | 18 novembre 2009 à 15:47
Merci Nouch, j'ai intégré. J'ai tellement écrit sur ce sujet qu'il m'arrive d'oublier une partie du raisonnement.
Rédigé par : Isabelle Germain | 18 novembre 2009 à 16:17