Le point
de vue de Monsieur Ezra Suleiman publié dans le Monde et intitulé « Schizophrénie
française sur les quotas » est plutôt étrange . Ignorance ou mauvaise foi ? D’abord, il écrit que la France est contre
les quotas, puis il affirme qu’elle est « un des rares pays à promulguer des
lois qui en instaurent et sans que cela choque ». Double déni de réalité. Un sondage réalisé en septembre dernier par Ipsos pour
GEF (Grandes écoles au féminin) montre que 55 % des diplômés (hommes et femmes)
des plus prestigieuses écoles de France sont favorables aux quotas. Certes, un
sondage peut être sujet à critique, mais c’est toujours mieux qu’une
affirmation sortie de nulle part. Ensuite, « sans que cela choque »…
Entre ceux qui prétendent que ce serait humiliant pour les femmes d’être
désignées par des quotas –alors qu’il s’agit d’éviter qu’elles soient écartées
précisément parce qu’elles sont des femmes- et celles qui finissent par s’y
ranger en se bouchant le nez, difficile d’affirmer que ça ne choque personne.
Pire : l’histoire de cette législation n’est pas un long fleuve tranquille. Il a
fallu attendre 2006 pour commencer à voter une loi dans ce sens. Le Conseil constitutionnel s'est immédiatement auto-saisi de la question,
jugeant cette disposition inconstitutionnelle. Il a donc fallu un amendement à la loi constitutionnelle permettant, comme
dans la sphère politique, de "favoriser l'égal accès des femmes et des
hommes aux responsabilités professionnelles et sociales". Ensuite, il fallait faire
voter une nouvelle loi ordinaire pour passer à l’action. Adoptée à l’Assemblée
nationale le 20 janvier dernier et en suspens jusqu’au vote du Sénat en juin
prochain… Et nombre de sénateurs sont déjà debout sur les freins. Alors côté consensus, on repassera.
Mais il y a pire encore, Mr Suleiman renvoie dos à dos les femmes et "d'autres minorités". Sans savoir que les femmes ne sont pas une minorité mais qu'elles représentent la moitié de la population et même un peu plus et qu'il y a dans leurs rangs des membres des différentes minorités. Une façon grotesque de ne pas remettre en question la caste des dirigeants. La vraie minorité dominante, en réalité, est celle des hommes, blancs, hétéros à nom français qui squattent les pouvoirs et n'entendent pas partager. Un communautarisme rarement dénoncé, sauf dans LES NOUVELLES news
Mais il y a pire encore, Mr Suleiman renvoie dos à dos les femmes et "d'autres minorités". Sans savoir que les femmes ne sont pas une minorité mais qu'elles représentent la moitié de la population et même un peu plus et qu'il y a dans leurs rangs des membres des différentes minorités. Une façon grotesque de ne pas remettre en question la caste des dirigeants. La vraie minorité dominante, en réalité, est celle des hommes, blancs, hétéros à nom français qui squattent les pouvoirs et n'entendent pas partager. Un communautarisme rarement dénoncé, sauf dans LES NOUVELLES news
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