Acte un : le scrutin proportionnel est rejeté, donc la parité aussi. L’Assemblée Nationale vote le 28 mai, le scrutin uninominal à deux tours pour
l'élection des futurs conseillers territoriaux. Adieu liste chabadabada ! On ne verra qu'une tête, et il y a peu de chance qu'elle ait les cheveux longs. l'Observatoire de la parité, estime même que la part des
femmes risque de tomber à moins de 20% dans ces futurs Conseils territoriaux (elles sont
actuellement 12,3% d'élues dans les conseils généraux, 48% dans les
conseils régionaux où le scrutin de liste implique la parité).
Acte deux : simulacre de compensation. Dans la nuit du 2 au 3 juin, l'UMP fait voter un amendement destiné à favoriser la
parité en jouant sur l'aide publique versée par l'Etat aux partis
politiques. Mais avec un système qui a fait la preuve de son inefficacité dans les grands partis : doser la sanction en fonction du nombre de femmes présentées. Ainsi, il suffira, pour chaque parti, de placer les femmes dans des circonscriptions où elles sont inéligibles et le tour sera joué. Dans sa proposition de loi, la députée UMP et rapporteure de l'observatoire parité Chantal Brunel envisageait des sanctions financières en fonction du nombre de femmes effectivement élues, ou plutôt non élues... La proposition s'est perdue.