« Mon évasion ». Grasset. 334 pages. 19,50 euros.
Finesse, persévérance, engagement, courage, intelligence, humour. Modestie aussi. Il aura fallu toutes ces qualités à Benoîte Groult pour assumer le « coût psychologique de transgression des codes sociaux » comme disent les sociologues. En quittant la prison plus ou moins dorée réservée au deuxième sexe, elle invite toutes les femmes à la suivre. Dans « mon évasion », l’auteure de « Ainsi-soit-elle », ne raconte pas tant l’histoire d’une lutte ou d’un combat qu’une ode à la vie. « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » écrivait Victor Hugo. Parmi les combats qu’elle mène, son précédant ouvrage « La touche étoile » milite pour le droit de mourir dans la dignité. On voudrait qu’elle n’appuie jamais sur la touche étoile. IG
PS : Je ne résiste pas au plaisir de vous inviter lire ce texte (Téléchargement texte_benote_groult.jpg) de Benoîte Groult à l’heure où le magazine Elle publie un papier intitulé "la Fin du féminisme ? Ces superwomen qui veulent rentrer à la maison". Il est extrait des anales Vuibert du BEP français de 1978. Et il n’a pas pris une ride !




