Ma Photo

Péroraisons masculines au Sénat, miroir d’une certaine moitié de la société

« La Vème République au Parlement », c’est le titre d’un colloque indispensable qui se déroulera le 15 mai prochain au Sénat. De 9 h à 18 heures se succèderont à la tribune des hommes, des hommes, des hommes. Même pour la table ronde intitulée « le Parlement , miroir de la société française ? Même ! Le miroir est toujours aussi déformant. Pas une femme pour agrémenter le colloque à 14 heures, lorsque les colloqués s’abandonnent à une petite sieste discrète. Regardez bien sur ce lien, dites-moi si j'ai mal vu. Et merci au réseau "demain la parité" de nous alerter.

IG

Comment le sexe du pouvoir reste mâle dans l'indifférence générale

A lire dans le monde daté du 30 avril, une interview de Réjane Sénac-Slawinski, politologue au CNRS. Elle tente d'expliquer les résultats navrants des élections municipales : plus de 90 % des maires sont des hommes, malgré la loi sur la parité. Cet article est publié dans le quotidien du soir trois semaines après que "l'Observatoire de la parité" a rendu public ces résultats... IG

Quand les hommes disent aux femmes ce qu'elles doivent penser.

Mercredi 16 avril, à l'occasion de "la semaine de la presse", une table ronde : "Quoi de neuf sur le marché de la presse féminine ?" Les dirigeants de la presse se pressent pour apporter leur science : cinq hommes et une femme. Et encore, il faut bien la connaître pour savoir que c'est une femme. Elle (il) s'appelle Dominique et est présenté(e)  comme "Directeur" du planning stratégique de TNS /Sofres.Rappelons qu'on féminise toujours ouvrière ou chômeuse. Mais dès qu'on monte trop haut , le féminin est banni. Alors quoi de neuf ? Rien, ce sont toujours les hommes qui disent aux femmes ce qu'elles doivent penser. IG

La preuve par neuf de l’impossible parité.

Neuf ans après la modification du 23 juin 1999 de notre Constitution, la France compte moins de 9 % de femmes maires dans les villes de 3500 habitants et plus. L’Observatoire de la parité a fait ses comptes : 91,5% d'hommes maires dans les villes de 3 500 habitants et plus, 86,9% d'hommes conseillers généraux.  Les partis politiques ont appliqué la loi chabadabada, mais, pour les municipales, ils ont investi 83,5% d'hommes tête de liste et pour les cantonales 79,1% (pour autant de suppléantes). « Ainsi, force est de constater que quand la loi n'est pas directement contraignante, les stratégies électorales continuent à primer face au projet démocratique de l'égalité entre les femmes et les hommes » conclut l’Observatoire de la parité. 

IG

Editorial, nom masculin

Lecture en ligne du Figaro ce matin. Rubrique « les éditoriaux ». Regardez sur le site du quotidien, la colonne de présentation en bas à droite. 100 % des éditorialistes sont des messieurs. Chez Challenges, 100 % des bloggeurs sont des hommes. Cette manie qu'ont certains hommes de nous dire ce que nous devons penser…

Même la philo !

Le festival "Philosophia", qui aura lieu fin mai à Saint Emilion, sera centré sur "le bonheur". Parmi la douzaine d’intervenants déjà annoncés, une seule femme. Un petit tour sur le site de  Philosophia nous montre que la dernière manifestation organisée par cette association en mars n’en comptait aucune. Quoi que… Cette manifestation s’intitulait « rencontre de Sophie » en référence à l’ouvrage « le monde de Sophie », le genre de titre qui suggère que si une jeune fille peut comprendre, alors tout le monde peut comprendre.

Messieurs les philosophes, pour vos prochains colloques, vous pourriez vous demander quelle est donc cette machine à broyer les talents dans laquelle entrent davantage de jeunes diplômés femmes (et mieux diplômées !) que d'hommes... Pour se faire exclure du pouvoir et des lieux de réflexion quelques années plus tard ?  Qu’est-ce que le pouvoir ?   IG

Entreprise, pensée … noms masculins

« Repenser l’entreprise » éditions du Cherche Midi. Sous-titre : « Saisir ce qui commence, vingt regards sur une idée neuve ». Voici qui donne envie de lire ! Qui en sont les auteurs ? Eric, Christian, Anis, Maximilien, André… Pas une femme. Plus envie d’ouvrir le livre conçu par l’APM, Association progrès du management. Progrès. Quel progrès ?

Les lettres pour les filles, les sciences pour les garçons.

Entreprise privée de soutien scolaire, Acadomia se soucie comme d’une guigne d’accompagner l’évolution des mentalités. Sur ses récentes affiches publicitaires, on apprend d’une jeune fille en minijupe brandissant un drapeau tricolore qu’ "Elle a pris le pouvoir sur le français". Tandis que sur une autre affiche, un garçon, lui, « n’a plus peur de la biologie. » La pub cible les angoisses parentales en réactivant un fond de sexisme. Si vous venez chez nous, non seulement vos enfants réussiront mieux, mais, en plus, ils seront dans la norme, suggère-t-elle. Toutes les études montrent que le principal frein à l’orientation des filles vers les carrières scientifiques est de l’ordre de l’imaginaire : j’imagine que je ne suis pas une vraie fille si j’embrasse une carrière d’homme. Ces publicités activent cette peur inhibante.

Bonne année les garçons !

En cliquant sur ce lien vous recevrez les voeux d'un staff qui ignore que le monde est composé d'hommes et de femmes. Un staff parmi beaucoup trop d'autres !Téléchargement argos_soditic.bmp .

Conférence sur l’égalité : et une nouvelle loi… Une !

A l'issue de la conférence sur l'égalité qui se tenait ce 26 novembre, le gouvernement promet une nouvelle loi pour 2008 prévoyant des sanctions financières pour les entreprises qui n'appliqueraient pas la loi sur l'égalité salariale en 2010. Jusqu'à présent, les dirigeants d’entreprise pouvaient dormir sur leurs deux oreilles : le salaire des femmes était de 25 % inférieur à celui des hommes. Une situation interdite par un arsenal législatif qui n’a cessé de se renforcer depuis 1974 et son fameux « à travail égal salaire égal ». Mais nul ne s’est jamais conformé à ces lois et personne n’a été inquiété. Alors pourquoi cette nouvelle loi serait-elle davantage appliquée ?  Au passage, Xavier Bertrand le ministre du travail a rappelé – en guise de message subliminal ?- que les sanctions pénales pourtant dissuasives n'ont jamais été appliquées...  Pourquoi les sanctions financières le seraient-elles davantage ? Ne serions-nous pas en train de noyer le poisson ou plutôt les sirènes qui s'époumonent tandis que leur chant passe bien au-dessus des oreilles des dirigeants ?