Ma Photo

Why women should pay less tax : la V.F.

Depuis notre précédent billet sur le sujet (Pourquoi les femmes doivent payer moins d'impôts, 20 avril 2007), où nous vous avions fourni en V.O. non sous-titrée l'étude de deux professeurs d'économie prônant un impôt sur le revenu différencié suivant le sexe, ainsi que leur tribune dans le Financial Times, Courrier International a traduit et publié dans son numéro du 3 mai ladite tribune. La voici donc : Téléchargement Alesina_&_Ichino_:_Pourquoi_les_femmes_doivent_payer_moins_d'impôts.pdf  NTC

Pourquoi les femmes doivent payer moins d'impôts

"Gender based taxation", tel est le titre d'une étude récente (en anglais, Téléchargement Gender_based_taxation.pdf au format Acrobat) publiée par deux économistes,  Alberto Alesina, professeur à Harvard, et Andrea Ichino, professeur à Bologne et qui montre qu'il y aurait un gain pour l'ensemble de la société à réduire l'imposition sur les revenus des femmes. En voici la présentation traduite : "L'élasticité de l'offre de travail est considérablement plus élevée pour les femmes que pour les hommes et la théorie de l'optimisation de la fiscalité implique donc que les taux d'imposition des revenus devraient être moins élevés pour les femmes que pour les hommes. Nous analysons en profondeur cette idée et nous montrons que, compte-tenu des élasticités qui sont actuellement estimées, les taux optimaux d'imposition pourraient être assez différents pour les hommes et pour les femmes. Nous examinons aussi quels seraient les effets secondaires d'un impôt sur le revenu modulé suivant le sexe du contribuable : quelles en seraient les interactions avec les politiques publiques d'égalité et de non-discrimination sur le marché du travail, ainsi que quels coûts et bénéfices retirerait la société d'une plus grande participation des femmes à la vie économique ainsi provoquée."

Par ailleurs, dans une tribune publiée par le Financial Times (Téléchargement Why_women_should_pay_less_tax.pdf ), les auteurs de l'étude insistent sur le caractère politiquement consensuel d'une telle réforme : "Normalement, les partisans d'une économie de marché et, plus généralement,  tous ceux qu'inquiète le coût de la fiscalité en termes d'efficacité, s'affrontent aux partisans d'une plus grande intervention de l'Etat  pour atteindre des objectifs sociaux. Voici une proposition qui devrait recueillir l'assentiment des deux camps : réduire l'impôt sur les revenus des femmes et augmenter - un peu moins - celui des hommes"NTC

La fin des "métiers d'hommes" ?

Huit ministères (*) ont signé une convention, pour promouvoir l'égalité filles-garçons dans le système éducatif et pour la développer notamment dans les brochures d'orientation ou en féminisant des filières et des noms de métiers.

La convention souhaite aussi "inciter les professionnels de l'édition à renforcer la place des femmes dans les manuels scolaires et écarter tout stéréotype sexiste de ces supports pédagogiques".

Si cela peut inciter les jeunes filles à ne pas s'orienter massivement vers des filières aux débouchés limités... c'est excellent. Remarquons aussi que des filières professionnelles dont l'attrait n'est pas évident, comme le bâtiment, ont déjà orchestré des campagnes de recrutement à destination des filles.

(*) Éducation, Emploi, Justice, Transports, Agriculture, Culture, Parité et Enseignement supérieur

La femme française bientôt codifiée

S'exprimant, lors d'un colloque organisé à Paris sur les mutilations sexuelles féminines, la ministre française déléguée à la Cohésion sociale et à la Parité, Catherine Vautrin, a annoncé le 4 décembre qu'un code du droit des femmes sera publié en mars 2007 en France, à l'occasion de la journée mondiale de la femme.

"Nous avons tout un arsenal législatif, mais dans des textes et des codes différents, et je souhaite que la législation concernant les femmes gagne en lisibilité", a-t-elle précisé. "Ce code traitera notamment de la parité, des violences conjugales, du droit des femmes au travail, du harcèlement moral et du droit des femmes de l'immigration, ainsi que de tous les droits des femmes et des recours possibles lorsque ces droits sont bafoués."

Un accord sur la parité signé dans les banques

Les fédérations FO (3e syndicat, avec 18% des voix aux dernières élections représentatives) et CFDT (1er syndicat, avec 29,4%) de la banque ont indiqué avoir signé mercredi 15 novembre un accord avec l'Association Française des Banques, portant sur la parité homme-femme.

Cet accord "d'importance" "reprend les termes de la loi qui vise à tendre vers la parité à l'horizon 2010, à rattraper les écarts salariaux pouvant exister à métiers et compétences identiques", explique FO  dans un communiqué.

La France est (parfois) représentée par des femmes

La conférence des Ambassadeurs se tient tous les ans à la fin du mois d’août. C'est une bonne occasion de faire un point sur le fonctionnement de nos représentations diplomatiques, quelles sont les missions qui leur sont assignées et, aussi, qui représente la France à l'étranger.

D’après notre décompte, la France compte 182 représentations diplomatiques bilatérales (traduction : auprès d’un autre pays) ou multilatérales (traduction : auprès d’institutions internationales, comme par exemple l’UNESCO) qui sont actuellement pourvues d'un ambassadeur. Sur ces 182 postes, seuls 18 sont confiés à des femmes, soit même pas 10%. Mais c'est leur liste qui est véritablement révélatrice : Albanie, Bahreïn, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Chili, Cuba, Danemark, Estonie, Guinée-Bissau, Islande, Koweït, Macédoine, Norvège, République Dominicaine, Slovénie, Soudan, Tanzanie ainsi que, seule institution internationale auprès de laquelle la France soit représentée par une femme, le comité politique et de sécurité (COPS) à Bruxelles.

Si l'on additionne la population des Etats concernés, on atteint tout juste 162 millions d'habitants, soit 2.5% de la population mondiale...

Les jeunes et les emplois déclassés



En 2001, près d'un jeune sur cinq occupait un emploi "déclassé", c'est-à-dire avec une rémunération inférieure à celle qu'il pouvait espérer au regard de son diplôme, une situation qui touche particulièrement les femmes, selon une étude (*) publiée vendredi 9 juin dans la revue Economie et Statistique de l'Insee. Les auteurs ont étudié la situation d'un échantillon de plus de 50.000 jeunes en 2001, trois ans après la fin de leur formation initiale. En fonction de la "durée de recherche d'emploi et du vécu plus ou moins difficile de cette expérience, même courte", 18% de ces jeunes ont été amenés "à abaisser leurs prétentions et à accepter des emplois faiblement qualifiés ou faiblement rémunérés au regard de leur diplôme", note l'étude.

Le déclassement est nettement plus important chez les jeunes femmes : 30% sont dans ce cas, contre 14% des hommes. Le taux de déclassement tend par ailleurs à être plus faible pour les plus diplômés, bien que les bac+3 ou +4 soient moins bien lotis que les bac+2.  Toutefois, 14% des jeunes bacheliers et diplômés du supérieur sont déclassés durablement, c'est-à-dire pendant au moins deux ans et 7% débutent immédiatement par un emploi déclassé après la fin de leurs études, avant d'accéder plus ou moins rapidement à un emploi non déclassé.

Plus de six fois sur dix, les jeunes sortent du déclassement (c'est-à-dire accèdent à un emploi dont la rémunération correspond à leur diplôme) par le biais d'un changement d'entreprise. Les autres bénéficient d'une promotion interne. L'environnement familial constitue un "atout" pour accéder à un emploi non déclassé: être un fils de cadre et avoir une mère qui travaille augmentent la probabilité de sortir rapidement du déclassement, note l'étude.

A l'inverse, 5% des bacheliers et des diplômés du supérieur - en particulier des femmes - sont déclassés en 2001 bien qu'ayant débuté, trois années auparavant, par un emploi non déclassé. A chaque changement de poste (fin d'un CDD, par exemple), la personne doit en effet mener une négociation salariale qui ne lui est pas toujours favorable. Les emplois temporaires (CDD, intérim, contrat aidé...) conduisent plus fréquemment à ce basculement que les CDI.

L'environnement professionnel est aussi important: le non-déclassement est plus durable dans le tertiaire et la construction que dans l'industrie et l'agriculture. Enfin, plus la taille de l'entreprise est importante, plus l'emploi occupé par le salarié a de chances de rester non déclassé.

(*)Télécharger le texte intégral de l'étude : 
Download Parcours_des_jeunes_a_la_sortie_du_systeme_educatif_et_declassement_salarial.pdf

 

Economie : subst. fém.

Oui, et pas seulement pour la grammaire, l'économie est de plus en plus un substantif féminin.  L'hebdomadaire britannique (mais à lectorat américain) The Economist a consacré le 15 avril dernier un passionant dossier, intitulé "A Guide to Womenomics", ainsi qu'un éditorial (voir précédent billet) à la place grandissante des femmes dans l'économie mondiale. Au moins cette fois-ci, les formules imagées et percutantes qui sont la marque de fabrique de cette publication, vont droit au coeur.

En français : Download economie_substantif_fminin.pdf

Texte original en anglais :Download womenomics__texte_original_.pdf

The Economist du 15 avril 2006 - Editorial (traduction)

De l'importance du sexe.
Editorial de The Economist du 15 avril 2006.

Oublions la Chine, l'Inde et Internet. Ce sont les femmes qui mènent la croissance économique. Même dans les pays les plus développés, des études montrent que les ménages préfèrent encore de nos jours donner naissance à un garçon plutôt qu'à une fille. Traditionnellement, cela vient de ce qu'un garçon est généralement perçu comme devant être, économiquement, un meilleur soutien de famille pour les vieux jours de ses parents. Il est grand temps de revenir sur ces préjugés : les filles pourraient bien, déjà, être devenues un meilleur investissement que les garçons (...)

Pour lire la suite : Download de_l_importance_du_sexe_editorial_de_the_economist_15_avril_2006.pdf

1er Article

.... et le text!